François Morin, professeur de sciences économiques à l’Université de Toulouse, vient de publier un essai intitulé « Le nouveau mur de l’argent, essai sur la finance globalisée ». Reprenant une expression lancée par le Cartel des gauches en 1924, il constate que l’histoire monétaire et financière de l’entre-deux-guerres est en train de se répéter, mais à l’échelle planétaire cette fois. L’ancien membre du Conseil Général de la Banque de France mène ainsi une réflexion sur la finance libéralisée et globalisée et ses impacts sociaux et politiques. Il présente son ouvrage comme « une réflexion sur l’évolution de la planète économique et ses dysfonctionnements » dont l’enjeu serait de tenter de trouver « une voie possible et raisonnable de sortie de crise » de cette économie-monde. François Morin pose ici la pertinente question de l’indépendance du pouvoir politique par rapport au pouvoir financier L’expression « mur de l’argent », utilisée par Edouard Herriot, président du Conseil en 1924, pour désigner les difficultés financières qui firent tomber son gouvernement, montre la confrontation des deux pouvoirs : le politique se heurtant au financier. Plus tard, en 1935, Daladier parla des « deux cents familles […] maîtresses de l'économie française, et, de fait, de la politique française... » Aujourd’hui, ce sont les banques qui se dressent pareilles à un mur face au politique. Et c’est là toute l’architecture de ce « nouveau mur de l’argent » que François Morin attaque, des fondations au ciment, en passant par les failles. A lire pour mieux comprendre les enjeux des futures échéances électorales.
Marie Casabonne
Par Marie Casabonne
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Vendredi 29 septembre 2006
"Chacun voit quelle est la situation en Côte d'Ivoire. Ce pays qui est à la fois riche potentiellement et que le Président Houphouët-BOIGNY avait géré de façon admirable, comme un grand sage africain qu'il était, et qui a été mis dans la situation que nous voyons aujourd'hui, qui est désastreuse à tous égards(...)puisque on est incapable d'organiser normalement, faute de liste électorale crédible, des élections. Je suis tout à fait désespéré de cette situation. Je pense qu'il n'y a pas d'autres solutions que la prise en main de cette situation par les Africains. Et quand je dis les Africains, cela veut dire l'Union africaine, et notamment la CEDEAO, c'est-à-dire les gens de la région. Ce n'est pas à des étrangers d'imposer leur point de vue. C'est un problème général qui doit être géré par l'Union africaine, c'est-à-dire aujourd'hui par le Président Denis SASSOU N'GUESSO et qui doit être géré directement par la CEDEAO." décalration de Jacques Chirac lors d'une interview accordée à une chaîne de télévision
Par Christophe Cavaillès
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Vendredi 29 septembre 2006
LA CRÉATION D'UN RÉSEAU DE PROMOTION DE LA 'RÉVOLUTION NUMÉRIQUE' DANS LES PAYS PAUVRES Le Secrétaire général des Nations Unies a salué hier la participation de dirigeants du monde des affaires, de la finance, des gouvernements et des médias à l'Alliance mondiale pour les technologies de l'information et des communications (TIC) et le développement.
L'initiative a pour objectif de développer à grande échelle « un réseau de réseaux décentralisé, de sorte que l'Alliance puisse faire venir les intervenants appropriés, particulièrement lorsque de nouvelles questions surgissent ».
Par Christophe Cavaillès
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